Tuesday, February 22, 2011

Eradiquer la pauvreté : un objectif conciliable avec le développement durable

Eradiquer la pauvreté : un objectif conciliable avec le développement durable
D’après un nouveau rapport des Nations Unies publie en vue de la préparation de la conférence de l’ONU sur le développement durable qui aura lieu à Rio de Janeiro en 2012, l’éradication de la pauvreté est un objectif conciliable avec le développement durable et le concept d’économie verte.

Parvenir à éradiquer la pauvreté mondiale tout en promouvant le développement durable, tel est le défi clé auquel est confronté le monde, alors qu’il devient clair que les progrès économiques basés sur les modèles actuels de production et de consommation sont de plus en plus nuisibles pour l’environnement, d’après un nouveau rapport des Nations Unies.



Le rapport, intitulé « Objectifs et Thèmes de la Conférence des Nations Unis sur le Développement Durable » souligne que malgré deux décennies de progrès depuis le sommet de la Terre de 1992 à Rio de Janeiro, l’utilisation des ressources naturelles de la planète continue à affecter des écosystèmes essentiels pour la planète.







La pauvreté extrême persiste dans de nombreuses régions du monde, malgré le fait que le Produit Intérieur Brut (PIB) a augmenté d’environ 60% depuis 1992, d’après le rapport publié par le Secrétaire General des Nations Unies pour coïncider avec le lancement des discussions sur le sujet à New York, afin de préparer la conférence de l’an prochain sur le Développement Durable, qui aura également lieu à Rio de Janeiro.



Le concept d’économie verte est plus large que la simple croissance à faible taux carbone parce que la dimension sociale et l’éradication de la pauvreté restent prépondérantes pour la plupart des pays en développement



Ces discussions informelles organisées à New York se concentrent sur les objectifs et les thèmes de la conférence, préconisée par l’Assemblée Générale pour trouver des manières d’accélérer les efforts visant à réaliser un développement durable et à explorer comment les pays peuvent rendre leur économie plus verte.



« Aujourd’hui, nous passerons en revue ce que nous avons accompli jusqu'à présent afin de préparer Rio+20, quelles leçons ont été apprises et quelle est la meilleure manière d’avancer » a déclaré Sha Zukang, le sous-secrétaire général pour les Affaires Economiques et Sociales.



« J’espère que le meeting intersessions pourra aider les participants à parvenir à un terrain d’entente et à se concentrer sur ces éléments essentiels du résultat de la Conférence, qui aidera à lancer notre monde sur la bonne trajectoire pour atteindre une durabilité mondiale au 21eme siècle » a déclaré Sha Zukang.



Le rapport indique que bien que de nombreux pays intègrent le concept d’économie verte dans leurs politiques, la plupart n’ont pas développé de stratégie globale pour appliquer ce concept au développement durable et à l’éradication de la pauvreté.



Le rapport indique que le concept d’une « économie mondiale » devrait être flexible, permettant aux gouvernements de définir leur propre chemin vers un développement durable, basé sur les circonstances et les priorités nationales.



Le défi cependant, est que tandis que les pays développés peuvent se concentrer davantage sur la réponse aux problèmes environnementaux, les pays en développement doivent continuer à augmenter leur niveau de vie tout en essayant de contenir les impacts secondaires sur l’environnement, précise le rapport.



La conférence de 2012 s’attaquera également à des questions liées au cadre institutionnel du développement durable. Les consultations intergouvernementales pour la préparation de la conférence ont commencé l’an dernier.



Dans un discours, le Directeur de la Politique du Programme des Nations Unies pour le Développement, Olav Kjorven, a déclaré que le fonds continuait à soutenir les pays cherchant à renforcer leurs efforts en matière d’économie verte, tout en les aidant à éradiquer la pauvreté.



« Le concept d’économie verte est plus large que la simple croissance à faible taux carbone parce que la dimension sociale et l’éradication de la pauvreté restent prépondérantes pour la plupart des pays en développement » a déclaré Olav Kjorven.

Une initiative pour les transports urbains durables menée dans trois villes d’Afrique

Une initiative pour les transports urbains durables menée en Afrique
L’Organisation des Nations Unies a lancé une initiative visant à promouvoir les transports urbains durables dans trois capitales de l’est de l’Afrique, Addis Abeba, Kampala et Nairobi.

Deux agences des Nations Unies ont lancé une initiative régionale dans l’Est Africain pour aider à promouvoir l’utilisation des transports urbains durables dans les capitales d’Ethiopie, du Kenya et de l’Ouganda, d'apres un communiqué.



Le projet, lancé par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et le Programme des Nations Unies pour l’Habitat (UN-HABITAT), soutiendra les efforts des gouvernements locaux et nationaux d’Addis Abeba, de Nairobi et de Kampala pour développer et mettre en œuvre des stratégies visant à améliorer les services de transports publics, améliorer l’infrastructure pour les piétons et les cyclistes et mettre en place des mesures de services à la carte, telles que la gestion des parkings ou des plans pour réduire le besoin de trajets motorisés dans les régions métropolitaines.







Les rencontres des start-up, auxquelles assisteront des responsables des gouvernements, des actionnaires de l’industrie du transport public, des représentants des institutions de développement et des universités locales- ont eu lieu à Nairobi, à Kampala et à Addis Abeba.



La mobilité est essentielle, surtout si nous voulons tirer profit des effets multiplicateurs des villes



Lors de son discours prononcé à Nairobi, le Directeur Exécutif de UN-Habitat, le Dr. Joan Clos, a félicité la nouvelle initiative et a mis l’accent sur le fait que la mobilité urbaine durable était essentielle pour garantir la réussite des villes.



« La mobilité est essentielle, surtout si nous voulons tirer profit des effets multiplicateurs des villes » a-t-il déclaré, ajoutant que le succès des relations productives en ville était immédiatement lié à la mobilité.



« En plus de cette importance en tant que service urbain pour le déplacement des individus et des biens, les infrastructures de transport et le secteur du service lui-même sont un générateur significatif de richesse et d’emploi ».



Par ailleurs, un responsable du PNUE, Perrke de Bakker, a déclaré à la même occasion que les transports urbains devaient également être inclus dans tout effort fait pour lutter contre le problème mondial de la croissance des émissions de dioxyde de carbone et du changement climatique, surtout étant donné le défi que représente la motorisation soutenue des villes à développement rapide.



« C’est pourquoi, nous devons soutenir les gouvernements nationaux et locaux pour fournir des solutions de mobilité qui représentent des alternatives pour les stratégies conventionnelles basées sur les automobiles » a indiqué Perrke de Bakker.



UN-HABITAT mettra en place le projet, tandis que Global Environmental Facility fournira les fonds financiers nécessaires.



Le GEF regroupe 182 gouvernements – en partenariat avec les institutions internationales, les organisations non gouvernementales, et le secteur privé- pour répondre aux questions environnementales mondiales au moyen de bourses pour les pays en développement pour des projets liés à l’environnement.

Ban Ki-moon préconise une « action révolutionnaire » pour garantir le développement durable

Ban Ki-moon préconise une « action révolutionnaire »
Ban Ki-moon, le Secrétaire Général des Nations Unies, a préconisé lors du Forum Economique Mondial de mener une action révolutionnaire pour garantir un réel développement durable.

Le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon a appelé à mener une « action révolutionnaire » pour réaliser un développement durable, avertissant du fait que la consommation incontrôlée de ressources du siècle dernier était un « pacte mondial de suicide », le temps commençant à manquer pour garantir un modèle économique de survie.



« Laissez moi souligner l’une des ressources la plus rares de toutes : le Temps » a-t-il déclaré lors du Forum Economique Mondial de Davos en Suisse, lors d’une session consacrée à la redéfinition du développement durable.







« Nous manquons de temps. Le temps pour lutter contre le changement climatique. Le temps pour garantir une croissance durable, résistante au climat et écologique. Le temps de générer une révolution des énergies propres » a-t-il ajouté, d'après un communiqué.



Ban Ki-moon a appelé à mener une « action révolutionnaire » pour réaliser un développement durable



Qualifiant le développement durable d’agenda de croissance pour le 21ème siècle, Ban Ki-moon a fait la liste des erreurs de développement basées sur la croyance d’une abondance infinie de ressources naturelles qui ont alimenté notre économie au cours du siècle dernier.



« Nous avons brûlé notre chemin vers la prospérité. Nous croyions à la consommation sans conséquences. Ces jours sont finis. Au 21ème siècle, les ressources commencent à manquer et le thermostat mondial est dangereusement élevé » a-t-il déclaré.



Le Secrétaire Général des Nations Unies a ajouté qu’il était nécessaire de repenser la façon dont le monde peut garantir un développement durable équilibré qui aidera les individus à sortir de la pauvreté tout en protégeant la planète et les écosystèmes qui soutiennent la croissance économique.



« Ici à Davos, cette réunion des puissances, représentées par certains pays clés, il pourrait paraître étrange de parler de révolution » a-t-il ajouté. « Mais c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui. Nous avons besoin d’une révolution. Une pensée révolutionnaire. Une action révolutionnaire. Une révolution du libre marché et de la société civile ».



« Il est facile d’utiliser les mots « développement durable » mais pour faire en sorte qu’il se produise, il faut nous préparer à faire des changements majeurs – dans nos modes de vies, nos modèles économiques, notre organisation sociale et notre vie politique. Nous devons connecter les points entre le changement climatique et ce que j’appellerais ici WEF – Water, energy and food (Eau, Energie et Nourriture) ». Le WEF est également l’acronyme anglais du Forum Economique Mondial de Davos.



« Nous devons accélérer les choses. Provoquer l’innovation. Mener par l’action. Investir dans l’efficience énergétique et les énergies renouvelables pour ceux qui en ont le plus besoin – vos futures clients. Etendre l’accès aux énergies renouvelables dans les pays en développement ? vos marchés de demain ».



Ban Ki-moon a invité les dirigeants commerciaux présents au Forum à rejoindre le groupe Global Compact des Nations Unies, la plus grande initiative de responsabilité des entreprises au monde, qui engage les entreprises à aligner leurs opérations et leurs stratégies avec 10 principes universels dans les domaines des droits de l’homme, du travail, de l’environnement et de l’anticorruption.



Ban Ki-moon a également appelé les gouvernements à envoyer des signes clairs pour construire une économie verte. « Ensemble, détruisons les murs » a-t-il déclaré. « Les murs qui se trouvent entre l’agenda du développement et l’agenda du climat. Entre les entreprises, les gouvernements et la société civile. Entre la sécurité mondiale et la durabilité mondiale ».



« D’une façon étrange, ce dont nous parlons en réalité, c’est de retourner dans le futur. Les anciens ne voyaient pas de division entre eux-mêmes et le monde naturel. Ils comprenaient comment vivre en harmonie avec le monde qui les entourait. Il est temps de retrouver ce sens de la vie en harmonie pour nos économies et nos sociétés ».

L’ONU lance un Partenariat Mondial pour le Tourisme Durable

L’ONU lance un Partenariat Mondial pour le Tourisme Durable
L’ONU ainsi que diverses agences et les gouvernements de la France et de la Norvège ont lancé le Partenariat Mondial pour le Tourisme Durable, une initiative visant à promouvoir des nouvelles formes plus durables du tourisme.

L’impulsion donnée au tourisme durable a été stimulée par l’établissement du Partenariat Mondial pour le Tourisme Durable, a annoncé le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) dans un communiqué.



Ce nouveau partenariat rassemble tous les secteurs de l’industrie et vise à influencer les politiques, à développer des projets et fournir une plateforme mondiale de communication.







Le nouveau partenariat a été établi au premier Sommet Général organisé au Costa Rica la semaine dernière par le Ministère du Tourisme du Costa Rica et soutenu par les gouvernements de la France et de la Norvège ainsi que par le PNUE et l’Organisation des Nations Unies pour le Tourisme Mondial.



Le secteur du tourisme est de plus en plus reconnu comme un moteur clé de la croissance économique



Le Secrétariat de ce Partenariat Mondial innovant sera localisé à la Division du PNUE pour la Technologie, l’Industrie et l’Economie à Paris en France, et l’accent sera mis principalement sur la transformation du tourisme en un tourisme plus durable au niveau mondial.



« Le Partenariat sera un forum dynamique et mis à jour où les pays qui sont intéressés par le tourisme durable pourront apprendre des efforts couronnés de succès des autres membres et obtenir une assistance technique, et qui promouvra un dialogue constant, l’échange d’expériences, et cherchera des solutions aux problèmes qui sont fréquents pour le secteur du tourisme » a déclaré Gina Guillen Grillo, Conseillère du Ministre du Tourisme du Costa Rica.



Le tourisme est l’une des plus grandes industries au monde et pour les pays en développement, il peut être une source de revenus importante. Cependant, s’il n’est pas correctement géré, le tourisme peut aussi menacé les ressources naturelles d’un pays en conséquence d’une demande accrue en eau et en énergie et de la production de déchets associée, et peut conduire à la dégradation environnementale et avoir un impact négatif sur les populations locales.



« Le secteur du tourisme est de plus en plus reconnu comme un moteur clé de la croissance économique, surtout dans les pays en développement et les moins développés. Il n’est pas seulement responsable d’une part importante du PIB mondial (5%) et du taux d’emploi (6-7%), mais il est également une source importante d’investissements étrangers, atteignant presque 30% des exportations de services au niveau mondial. Le nombre d’arrivées de touristes à l’échelle internationale devrait atteindre 1,6 milliards d’ici 2020 » a déclaré Luigi Cabrini, Directeur du Développement Durable du Tourisme pour l’Organisation du Tourisme Mondial.



Les connaissances acquises grâce au Partenariat en Afrique pourraient être appliquées en Amérique Latine, en Asie, en Europe, en Amérique du Nord, ou vice versa. Quelques entités du secteur du tourisme seront rapidement capables de transférer leurs expériences et de les mettre en pratique.



Le Partenariat se concentrera aussi sur sept thèmes : le cadre politique, le changement climatique, l’environnement et la biodiversité, la réduction de la pauvreté, le patrimoine culturel et naturel, les pratiques de tourisme durable pour le secteur privé, et enfin les financements et les investissements.



« La large portée géographique du Partenariat, ainsi que la profondeur de l’expertise de ses membres, lui permettra de s’adapter, de dupliquer et de mettre en place des projets réussis initiés par tous les partenaires d’autres régions ; en engageant les secteurs public et privé ainsi que les consommateurs, en identifiant et mettant en place des opportunités de financements des projets, et en informant sur les politiques qui bénéficieront au développement et à la promotion de la durabilité dans le tourisme » a indiqué Gérard Ruiz, Président du Partenariat Mondial pour le Tourisme Durable.

210 actions pour le 21e siècle

En vue de conforter l'émergence d'une dynamique réellement collective, ce nouveau programme d'actions de l'Agenda 21 commun s'ouvre sur le territoire et associe 27 partenaires (associations, entreprises, institutions...)

Depuis de nombreuses années, la Ville de Besançon et la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon sont engagés dans une démarche de développement durable.

En effet, premier conseiller en maîtrise de l'énergie en 1978, 1ère ville verte de France, capitale 2010 de la biodiversité, prêt de caméras thermiques, font parti des nombreuses actions menés par la ville de Besançon et la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon, dans le cadre de leur développement durable.



Aussi, un second programme d'actions, issu d'une large concertation avec tous les acteurs et habitants du territoire, vient d’être lancé par la Ville et l’Agglomération, et ce, après l'élaboration, la conduite et l'évaluation d'un premier Agenda 21, entre 2005 et 2009, peut on lire dans un communiqué de presse.

En vue de conforter l'émergence d'une dynamique réellement collective, ce nouveau programme d'actions de l'Agenda 21 commun s'ouvre sur le territoire et associe 27 partenaires

Entre septembre 2009 et juin 2010, plus de 40 réunions et ateliers associant la population, les acteurs socio-économiques, les élus, ont eu lieu.

De cette construction collective résulte un programme de « 210 actions pour le 21e siècle ».

Ces actions sont réparties selon les 3 objectifs suivants :

· Réduire les émissions de gaz à effet de serre : rédaction d'un Plan Climat Énergie Territorial, création d'une ligne de tramway, installation de micro-éoliennes sur le patrimoine communal, garanties d'emprunt et subventions conditionnées à des performances BBC dans le neuf et de cat. B en rénovation pour les logements, plateforme de livraisons au centre ville par petits véhicules électriques ou vélos...

· Préserver les ressources naturelles, valoriser les ressources locales : pesée embaquée des déchets avec facturation au poids, Zéro pesticide" autour de la source d'Arcier, réouverture de zones humides disparues, encourager la récupération d'eau pluviale, charte paysagère pour les collines de la vallée du Doubs, développer un réseau de ruches dans l'agglomération, créer une pépinière d'entreprises pour le maraîchage biologique...

· Agir solidairement : développer le micro-crédit pour des achats et projets durable de jeunes, soutenir la création d'habitat coopératif, développer la tourisme durable et participatif, former à l'agro-écologie des paysans du Burkina-Faso, moduler les subventions en fonction de critères développement durable pour les manifestation...

Par ailleurs, en vue de conforter l'émergence d'une dynamique réellement collective, ce nouveau programme d'actions de l'Agenda 21 commun s'ouvre sur le territoire et associe 27 partenaires (associations, entreprises, institutions...).

Enfin, un comité de suivi et d'évaluation, composé de 68 membres issus d'horizons multiples, sera constitué au printemps 2011 et contribuera au processus d'amélioration continue de l'Agenda 21, au service d'un développement durable du territoire, peut on lire dans un communiqué de presse.

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