Tuesday, February 22, 2011

Ban Ki-moon préconise une « action révolutionnaire » pour garantir le développement durable

Ban Ki-moon préconise une « action révolutionnaire »
Ban Ki-moon, le Secrétaire Général des Nations Unies, a préconisé lors du Forum Economique Mondial de mener une action révolutionnaire pour garantir un réel développement durable.

Le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon a appelé à mener une « action révolutionnaire » pour réaliser un développement durable, avertissant du fait que la consommation incontrôlée de ressources du siècle dernier était un « pacte mondial de suicide », le temps commençant à manquer pour garantir un modèle économique de survie.



« Laissez moi souligner l’une des ressources la plus rares de toutes : le Temps » a-t-il déclaré lors du Forum Economique Mondial de Davos en Suisse, lors d’une session consacrée à la redéfinition du développement durable.







« Nous manquons de temps. Le temps pour lutter contre le changement climatique. Le temps pour garantir une croissance durable, résistante au climat et écologique. Le temps de générer une révolution des énergies propres » a-t-il ajouté, d'après un communiqué.



Ban Ki-moon a appelé à mener une « action révolutionnaire » pour réaliser un développement durable



Qualifiant le développement durable d’agenda de croissance pour le 21ème siècle, Ban Ki-moon a fait la liste des erreurs de développement basées sur la croyance d’une abondance infinie de ressources naturelles qui ont alimenté notre économie au cours du siècle dernier.



« Nous avons brûlé notre chemin vers la prospérité. Nous croyions à la consommation sans conséquences. Ces jours sont finis. Au 21ème siècle, les ressources commencent à manquer et le thermostat mondial est dangereusement élevé » a-t-il déclaré.



Le Secrétaire Général des Nations Unies a ajouté qu’il était nécessaire de repenser la façon dont le monde peut garantir un développement durable équilibré qui aidera les individus à sortir de la pauvreté tout en protégeant la planète et les écosystèmes qui soutiennent la croissance économique.



« Ici à Davos, cette réunion des puissances, représentées par certains pays clés, il pourrait paraître étrange de parler de révolution » a-t-il ajouté. « Mais c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui. Nous avons besoin d’une révolution. Une pensée révolutionnaire. Une action révolutionnaire. Une révolution du libre marché et de la société civile ».



« Il est facile d’utiliser les mots « développement durable » mais pour faire en sorte qu’il se produise, il faut nous préparer à faire des changements majeurs – dans nos modes de vies, nos modèles économiques, notre organisation sociale et notre vie politique. Nous devons connecter les points entre le changement climatique et ce que j’appellerais ici WEF – Water, energy and food (Eau, Energie et Nourriture) ». Le WEF est également l’acronyme anglais du Forum Economique Mondial de Davos.



« Nous devons accélérer les choses. Provoquer l’innovation. Mener par l’action. Investir dans l’efficience énergétique et les énergies renouvelables pour ceux qui en ont le plus besoin – vos futures clients. Etendre l’accès aux énergies renouvelables dans les pays en développement ? vos marchés de demain ».



Ban Ki-moon a invité les dirigeants commerciaux présents au Forum à rejoindre le groupe Global Compact des Nations Unies, la plus grande initiative de responsabilité des entreprises au monde, qui engage les entreprises à aligner leurs opérations et leurs stratégies avec 10 principes universels dans les domaines des droits de l’homme, du travail, de l’environnement et de l’anticorruption.



Ban Ki-moon a également appelé les gouvernements à envoyer des signes clairs pour construire une économie verte. « Ensemble, détruisons les murs » a-t-il déclaré. « Les murs qui se trouvent entre l’agenda du développement et l’agenda du climat. Entre les entreprises, les gouvernements et la société civile. Entre la sécurité mondiale et la durabilité mondiale ».



« D’une façon étrange, ce dont nous parlons en réalité, c’est de retourner dans le futur. Les anciens ne voyaient pas de division entre eux-mêmes et le monde naturel. Ils comprenaient comment vivre en harmonie avec le monde qui les entourait. Il est temps de retrouver ce sens de la vie en harmonie pour nos économies et nos sociétés ».

0 comments:

Post a Comment

Share

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More